
"Renvoyé de la prestigieuse
université de Harvard pour un délit qu'il n'a pas
commis, Matt Buckner part se faire oublier chez sa soeur en
Angleterre. Là-bas, il découvre la fièvre
qu'engendre le football, et surtout les groupes de supporters qui
défendent l'image et la réputation de leur club comme
une religion.
Sensible à l'esprit de camaraderie et à cette
volonté d'absolu, Matt se laisse entraîner, mais prend
aussi peu à peu conscience des coulisses d'un sport dont les
joueurs sont les seigneurs et les fans les mercenaires... Ces
cercles très fermés sont prêts à tout
pour renforcer leur réputation et asseoir leur
suprématie. La compétition ne se déroule pas
que sur les stades, et entre ces groupes extrêmes, il n'y a
jamais d'arbitre.
Face à sa conscience et son passé qui le rattrape,
Matt va devoir choisir ses règles du
jeu..."
Bilan mitigé. La prmière partie du
film est la plus interessante car elle nous montre le monde du
hooliganisme avec ses règles, ses codes, son
langage...
On voit bien que pour ces personnes le football est secondaire et
que la réputation de leur clan est au dessus.
Il est facile pour le personnage de Matt de tomber la dedans car il
a le sentiment d'y retrouver tout ce qui lui manque dans la vie :
le soutien, les amis, le courage...
On peut penser d'une certaine manière que la dérive
de notre société actuelle a fait se développer
cette violence qui leur permet de s'échapper d'un quotidien
qui les dépasse.
La deuxième partie est un peu plus décevante car elle
tourne au mélo-dramatique avec une histoire banale de
vengeance très prévisible qui fait oublier que les
hooligans en réalité se battent sans raison. Ici la
fin devient dès lors prévisible et la morale peut
d'une certaine manière choquer.
En conclusion une très bonne première partie et une
seconde qui s'éloigne un peu du sujet avec une histoire
prévisible.
Il est dommage que ce film ne soit pas accompagner d'un
documentaire sur ce monde la qui aurait été
très intéressant.
A noter l'excellente prestation de Charlie Hunnam et la très
bonne de Elijah Wood.
Petit coup de gueule contre l'édition belge de ce film qui
indique sur la jaquette une VO 5.1 alors que ce n'est que du
prologic.